Jeudi 5 février 2009

...

puis retour à la Guest house où Emeline est visiblement en train de craquer...aurait-elle besoin de vacances?...
Par cath_et_melin
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Jeudi 5 février 2009
Ne voulant pas laisser Lucas retourner à Dar seul, nous nous sommes senties obligées de l'accompagner, et de se prendre une ptite semaine de vac, allez hop! nous voilà à Bongoyo island, avec les murènes...


à Bagamoyo avec les croco...
Par cath_et_melin
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Jeudi 5 février 2009

dans un autre registre on a aussi eu la visite d'un green mamba (réputé être un des serpents les plus dangereux) il vit dans les arbres et l'avantage, contrairement à son ami le black mamba, c'est que lui n'attaque pas si on ne l'embête pas (la chance...) bon celui-là aura quand même fini la tête explosée par terre.



La poubelle au fond du jardin de la guest house, découverte il y a peu de temps. On dit que la conscience écologique est la dernière étape du développement d'un pays...
Si vous cherchez bien vous trouverez entre toutes les bouteilles en plastique une boite de café soluble, une boite de blue band, ce délicieux "beurre" tanzanien, et au moins 4 cubis de vin de nos amies finlandaises, qui nous volent régulièrement nos ventilateurs (grrr)...
Par cath_et_melin
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Jeudi 5 février 2009

 for an endangered species from Lichtenchtein ;)

Par cath_et_melin
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Jeudi 5 février 2009

Ces derniers temps le boulot avance bien, vite, trop vite même! Notre rapport est presque terminé, on attend des données, et en attendant on s'occupe :)
au programme de ces derniers jours, la visite de Lucas, qui, peut-être par déformation professionnelle (!), a proposé un barbecue. On a vu notre Lucas complètement dans son élément, à piquer des brochettes avec sa lampe frontale, sous l'oeil attentif d'Alex et d'Hadji, notre jardinier.



Aidé dans sa tache par Mama Rose, une très bonne cuisinière...

...et coiffeuse de métier


Là, j'ai craqué...
Attention jeu-concours: si tu trouves le nombre d'heures exactes qu'elle a passées à me coiffer et le nombre de tresses, tu gagneras...une bonne platrée d'ugali (ouais, je suis comme ça moi!)






Par cath_et_melin
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Jeudi 22 janvier 2009

Ce mois de décembre a été marqué par plusieurs évènements très, comment dire…vacances. Et comme les images parlent plus que les mots il parait, voici un petit résumé…

 

Première étape au Ngonrogoro Crater : cratère de volcan de 20km de diamètre, la plus grande caldeira intacte dans le monde (hop c’était pour la minute culturelle) où des milliers d’animaux vivent,

 

                                                     magnifique.....








A l’intérieur du cratère d’irréductibles massai gardent leurs troupeaux

 

                         Les lions viennent chercher l’ombre des voitures.  

 


         Oui parce qu’il fait vraiment chaud au fond du cratère… ! 

Les hyènes aussi se rafraichissent mais dans la boue, ben ouais, moins classe qu’un lion, une hyène ! 


 


Les rhino pas contents chargent les voitures des vilains touristes qui les embêtent

 



 La vie paisible des gnous et des zèbres


                     quand même surveillés de près ou de loin par les lions 

 

 On trouve même une autre espèce pas du tout en voie d’extinction, de la famille des Seurot… 


                                        Deuxième étape au lac Manyara :



     lac Manyara


 

 

                                                Des phacochères 


 

                                                   Des girafes 

 

                                                    Des éléphants  

    des hippos      


  
                                  

                                   Et…des bonnes têtes de touriste ! 

 

Notre périple nous a ensuite conduit à Zanzibar, après avoir recueilli un Lucas abandonné par son acolyte Raphaël pour quelques jours. En résumé toujours :

 

 

                         L’apparition d’Emeline dans la grotte aux esclaves  
 

Dégustation de Sea food à Zanzibar brochettes de marlin, thon, octopus et autre calamar etc etc ça change du riz et de l’ugali et ça fait du bien ! 

 

                           La tortue qui fait ami-ami avec le sac de Lucas 

                                                           
Emeline qui fait ami-ami avec la tortue (c’est ty pas mignon ?... !) 

 

 




Un colobus rouge pas timide du tout en forêt de Jozani qui prend la pose pour Lucas…Mais qui est le spectacle de l’autre ?

 

 

                   Un petit arbre qui aurait pu passer inaperçu, à Stone town…


                       La baie aux milles dauphins à Kizimkasi, magique !

 

4ème étape : journée dans le village masai de Tua Tua Tua :

 

Après avoir réexpédié Loucass à Arusha (ben oui faut bien travailler un peu quand même !), nous voilà de retour chez les Massai avec au programme dégustation de la chèvre tuée pour nous à l’occasion de notre venue (trop d’honneur !) et une session déguisement

 

                    Michel a l’air heureux à l’idée de déguster cette chèvre ;)  

 

                  Et hop ni une ni deux nous voilà mutées en jeunes massai 

 

 

                 Puis en femmes massai (comment ça on dirait des sacs ?…)  

 

Bien sûr le « baba » n’y échappe pas (est-ce que vous aussi, vous trouvez qu’il y a une certaine ressemblance avec un autre célèbre barbu habillé en rouge ?!)

 

        Dans un autre registre, un habitant de notre jardin, plutôt sympathique…

 

De retour à Morogoro, le mois de janvier annonce la reprise du boulot, avec au programme rédaction du rapport de notre étude. Et on a 6 semaines pour ça…on va pouvoir travailler en mode rythme tanzanien J

 

PS : petite anecdote racontée par meulin : Lors de notre séjour à Arusha, Raphaël nous a amené au marché où tous les masais achètent et vendent leur bétail, un truc assez impressionnant où nous, les 4 blancs, étions rapidement devenus l’attraction du marché. Raphaël a réussi à négocier avec un masai qui était prêt à acheter Catherine 2000 vaches et 10 enfants… Qui dit mieux ?

         

 



                                                                                      

Par cath_et_melin
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Mercredi 10 décembre 2008

7ème Newsletter de Tanzanie

 

 

Nous sommes reparties le 25 novembre, et nous voilà de nouveau de retour à Morogoro, donc voilà un peu le récit de ces deux dernières semaines.

 

Du mardi 25 novembre au lundi 1er décembre : semaine Arusha avec Raphaël et Lucas

Petite semaine très sympa, déjà parce que ça fait super plaisir de revoir Raph et Lucas, et en plus Arusha est une ville très sympa, il n’y fait pas trop chaud contrairement à Morogoro, il est donc possible de se balader la journée, et comme c’est une ville très touristique il y a pleins de trucs pour les mzungus (=européens en swahili), j’ai donc pu manger ma première part de gâteau au chocolat depuis trois mois, et puis il y a pleins de jeunes mzungus qu’on retrouve dans les bars à mzungus, c’est comme si on reliait un peu avec l’Europe ici. Evidemment l’inconvénient comme c’est très touristique, c’est qu’on ne peut pas marcher 2s dans la rue sans avoir 36 000 tanzaniens qui vous collent au bask pour vous vendre quelque chose ou pour que vous alliez voir leurs boutiques, mais bon du coup ça fait progresser notre swahili…

 

Alors les grands évènements de la semaine sont :

 

-          jeudi 27 novembre : une horrible tragédie : la mort de Colette la chèvre

Je vais vous raconter la triste histoire de Colette, diminutif de Côtelette  (je vous laisse imaginer ce qu’il a pu lui arriver…)

Début d’aprem, nous partons tous les 4 quatre sur le marché aux bestiaux, là où tous les masais viennent acheter et vendre leur bétail. Arrivés là bas, tout le monde nous saute dessus, on se dirige vers le coin des chèvres, on cherche une chèvre ni trop grosse ni trop maigre, et nous tombons sur une petite chèvre marron parfaite pour un méchoui. Raph réussit à la négocier pour 30 000 tsh et nous repartons avec notre chèvre en laisse. Nous avons marché plus d’une heure et demi avec colette pour retourner en ville, durant le trajet nous faisons bien marrer les tanzaniens qui étaient surpris de voir des mzungus avec une chèvre, mais pour finir le trajet on décide de prendre un taxi, celui-ci ne voit aucun inconvénient à ce qu’on ait une chèvre et la met dans le coffre. On arrive alors au camping où Raph et Lucas avait déjà séjourné et où ils connaissent donc du monde. On laisse colette profiter de ses derniers brins d’herbes, pendant ce temps un religieux musulman prépare un tapis de feuilles de bananes pour la « cérémonie » (et oui il fallait que ce soit un religieux musulman qui égorge la chèvre sinon personne d’autres que nous n’en aurait mangé, et une chèvre entière à quatre c’est dur…). Après que Colette ait accompli son dernier acte de bravoure, foncer tête baissée contre le chien du camping, elle est emmenée vers son triste destin, ils lui attachent les pattes et le religieux (qui n’est en fin de compte que le petit épicier du coin) fait ce qu’il a à faire en récitant une prière. Moi je préfère m’écarter de la scène et m’occuper du chien… Voilà après dépeçage, découpe, et cuisson au feu de bois nous sommes 7 à venir à bout de Colette en fin de soirée, et la chèvre c’est pas mauvais mine de rien… un truc à lancer en France peut-être…

 

 

-         samedi 29 novembre : soirée « Beaujolais nouveau » organisée par l’Alliance française dans un hôtel de luxe.

Au programme : groupes de musiques et surtout fromages et vins français. Raph a réussi à nous négocier les places à 25 000 Tsh au lieu de 45 000 Tsh on ne peut donc sous aucun prétexte louper cette soirée, ça fait trois mois que je suis en manque de bons fromages (ici le seul fromage qu’on trouve c’est du gouda qui coûte la peau des fesses, donc je l’ai jamais testé, et de la « nouvelle vache » similaire à la « vache qui rit »).  On était pratiquement les seuls étudiants de la soirée (il y avait juste 3 autres étudiants en droit qui venaient du Québec et qui étaient arrivés la veille, ils restaient une semaine pour participer à la défense d’un mec accusé de génocide), et tout le monde avait sorti la tenue classe, sauf nous, on n’en a pas de toute manière… Donc on s’est installé à une table du fond avec les autres étudiants et là on a cru rêver en voyant le buffet, plus d’une dizaine de fromages importés de France, avec des salades et de la charcuterie à foison et du Beaujolais nouveau à volonté (open beaujolais nouveau !). On s’est précipité sur le buffet dès qu’il a ouvert, s’est rempli les assiettes à ras bord et nous sommes retournés nous asseoir et là et là une véritable explosion s’est produit pour nos papilles, un bonheur tellement intense en savourant ces fromages, vous ne pouvez pas vous imaginer… Je crois que l’expression « on s’est pété le bide » est bien appropriée pour cette soirée ! Et le bouquet c’est qu’on a réussi à la fin de la soirée à repartir avec une terrine remplie de fromage et de charcuterie, je crois que les organisateurs ont eu pitié de nous en nous voyant dévoré tout sur notre passage…    

 

Voilà cette semaine nous trions nos résultats et préparons un petit meeting avec l’équipe de l’ONG pour leur présenter notre travail. Mon père arrive en Tanzanie vendredi et reste presque qu’un mois, donc ça va être tourisme avec lui jusqu’à début janvier, puis boulot à fond quand il sera parti pour rédiger notre rapport.

 

On vous embrasse tous. Et aux césuriens qui vont bientôt finir leur première partie profitez bien du temps qu’il vous reste.

Les tanzaniennes

Par cath_et_melin
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Mardi 25 novembre 2008

 

Voilà un moment qu’il n’y avait eu de Newsletter car cela faisait deux semaines que nous étions parties dans un village complètement paumé, Magoma, et donc pas d’accès à internet.

Nous sommes parties le mercredi 4 novembre (et oui nous étions quand même restées pour fêter les 30 ans d’Alex le lundi soir, le mardi on s’est pris une journée de repos pour récupérer de l’anniversaire, ce qui a porté notre départ au mercredi).

 

Notre travail : Nous nous sommes donc rendues à Magoma, un village paumé que même les tanzaniens de Morogoro ne connaissent pas, il est situé au Nord Est de la Tanzanie à 35 km  de Korogwe pour ceux qui veulent regarder sur une carte. Le but de séjour de deux semaines est d’étudier l’impact socio-économique de l’installation de la pompe dans ce village. En effet ce village possède une quinzaine de pompes qui servent à 82 agriculteurs. Notre travail de terrain consiste donc à interviewer un maximum d’agriculteurs en suivant un questionnaire que nous avons mis en place durant notre travail à Morogoro en octobre.

 

Pour cela nous avons été accueilli très chaleureusement par World Vision, une grosse ONG partenaire de W-3-W (l’ONG pour laquelle on travaille). Elle nous a prêté un logement, les cuisinières de l’ONG nous faisait à manger (on en pouvait plus à la fin car la nourriture était super grasse…), elle a mis à notre disposition un traducteur (swahili-anglais car les fermiers ne parlent pas l’anglais), un nouveau membre de l’ONG, William, très sympa, avec qui on a bien rigolé… L’équipe est très sympa, jeune, dynamique, et…efficace, ce qui est assez étonnant pour des tanzaniens, on avait pas l’habitude, avant de venir on s’était dit que si on voulait que notre travail avance il faudrait sûrement les secouer un peu. Mais en fait ils ont été très efficaces, ils nous ont fait venir tous les jours un ou deux groupes de trois (ou deux) fermiers au bureau de l’ONG. On a ainsi rencontré plus de fermiers que ce que l’on espérait…

Nos interviews nous prenaient maximum 4h par jour auquel on pouvait ajouter parfois 2h d’attente et le village de Magoma étant tout simplement un village où il n’y a strictement rien à part des maisons en espèce de terre cuite, des vaches, des chèvres et des poules, et bien autant dire qu’on se faisait royalement c…. quand on avait fini notre boulot, surtout que certains jours on ne travaillait que le matin. Nous n’avons jamais autant joué au rami de notre vie… Mais le pire c’est quand on avait rien à faire, qu’il n’y avait pas d’électricité (= pas de ventilateurs), qu’il faisait une chaleur insoutenable et que l’eau coulait marron.

 

Nos week-end : Heureusement on ne passait pas nos we à Magoma, de toute manière tous les membres de l’équipe retournaient chez eux (à Korogwe).

Le 1er we nous avons été à Lushoto avec John (un technicien de W3W qui est basé à Korogwe). Lushoto est une petite ville située au Nord de Korogwe, que les Tanzaniens appellent la ville européenne car le climat est frais, et il y a beaucoup de verdure (ça se situe dans les montagnes), les européens qui viennent en Tanzanie aiment beaucoup y séjourner. Nous n’y sommes pas restées très longtemps car sans véhicule tous les trucs intéressants sont assez loins et c’est surtout des randonnées qui demandent d’y séjourner plusieurs jours… On s’est donc contentée d’aller dans un couvent de sœurs où elles y vendaient…du fromage, du vin, et de la confiture. C’était un endroit très sympa, où en tant que bonnes françaises nous avons acheté du fromage et du vin (bon d’accord c’est du vin de banane et du rosella wine, mais bon on fait avec ce qu’on a…), et en tant que bonnes gourmandes nous avons acheté de la confiture. Nous sommes ensuite revenues à Korogwe. Le dimanche, on a attendu un bus pendant 4h pour retourner à Magoma où l’on a fini la journée en faisant des mots croisés… SUPER journée !!

Le 2nd we a été bien plus rempli et bien plus intéressant :

Nous avons pris le bus de 6h du matin avec William direction Tanga. Nous avons fait une 1ère halte Bagamoyo pour visiter une usine de sisal dans laquelle William travaillait avant. Nous avons eu une visite guidée par le manager et ainsi découvert comment à partir des feuilles du sisal on pouvait faire des cordes, des tapis, des sacs, des sets de table… c’est fou ce qu’on peut faire avec une feuille…

Après la visite de l’usine un chauffeur de celle-ci nous a amené à Tanga où nous avons posé nos affaires chez William. Puis nous avons pris un dala-dala direction les grottes d’Amboni, celui-ci nous arrête au bord de la route à 3kms des grottes. William par un copain à lui (un masai pas très classe d’ailleurs pour un masai…) nous fait avoir deux vélos, on parcourt donc les 3 kms restant catherine derrière le masai et moi derrière William. On arrive enfin aux grottes, la visite est assez marrante car ils ont imaginé plein de figures dans la roche érodée par l’eau (la vierge Marie, la statue de la liberté, un poisson, des traces de pas géantes…), on y voit également de grandes stalagmites et stalactites et ça grouille de chauve-souris au dessus de nos têtes. Après la visite des grottes nous repartons pour Tanga même visité Tanga Fresh, une usine de lait. C’est une petite usine où ils fabriquent de la mozzarella, de la crème fraîche, du lait frais, une espèce d’huile, des yahourts… On a pas mal discuté avec le manager qui a fait ses études en Hollande, et nous avons bu du lait frais…trop bon.

Puis vers 19h nous retournons chez William, une maison où toute la famille vit, parents, sœurs, frères, enfants (les siens, ceux de ses sœurs…). Nous avons été très bien accueilli, c’était notre 1ère nuit chez « l’habitant ». Alors il n’ y a pas de cuisine (ils cuisinent dehors, font chauffer leurs casseroles au dessus de charbons sur le sol) ni de salle de bain, les toilettes sont deux sortes de pièces en béton situées dehors avec juste deux trous au milieu, évidemment il n’y a pas de papier, juste un seau d’eau. Le soir on nous demande si on veut se doucher, on accepte volontiers étant donné la journée chargée qu’on avait eu et la chaleur qu’il avait fait. Quelques instants plus tard on nous annonce que le bain est prêt, on se dit ah cool on va prendre un bain, on demande où est la salle de bain, on nous montre les toilettes : en réalité le « bain » se prend au dessus du trou des toilettes avec un seau d’eau et du savon, on a même de la compagnie, une vingtaine d’énormes cafards qui courent le long des murs…

 

Le dimanche on part se baigner avec william et son frère, l’eau est tellement chaude qu’on a l’impression qu’il fait plus chaud dehors, le sol est vaseux et la plage pas très clean, on est loin de notre plage paradisiaque de Bongoyo… mais ça fait quand même du bien et c’est marrant d’apprendre à nager à un tanzanien.

L’après-midi : retour Korogwe  puis Magoma le lundi matin car nous avons loupé le bus du dimanche après-midi pour Magoma.

 

Nous avons continué à interroger des agriculteurs lundi et mardi et sommes parties mercredi matin. Mercredi soir nous étions de retour à Morogoro. Ca fait du bien de retrouver son ordinateur (parce que le rami et les mots croisés ça va 5 min), internet, la guest house…

 

Nos quelques jours à Morogoro : oui je dis qqs jours car nous repartons demain (mardi 25 novembre) pour Arusha voir Lukas et Raphaël puis nous allons à Magoma la semaine d’après pour finir notre étude.

Donc durant ces 5 jours : j’ai appris à Catherine à jongler, elles s’en sort très bien et jongle maintenant presque comme une pro… Alex a encore un peu d’entraînement à faire.

Le dimanche 23 novembre, nous avons fait une rando avec Alex et Fostini dans les montagnes d’à côté. Nous avons monté pendant environ 2h30 jusqu’à un endroit très sympa a ppelé le Morning side. Là-bas nous avons fait une petite sieste et mangé les bananes que nous avons acheté en chemin un fermier que l’on a croisé. Et après un gros boum au niveau d’un poteau électrique on vit dans la forêt qu’on venait juste de traverser un incendie se déclarer… oups comment va-t-on faire pour revenir ? C’est fou la vitesse à laquelle il s’est propagé, mais bon apparemment personne ne semble paniqué, les paysans que l’on croise le regarde à peine. Nous décidons de redescendre au bout d’1h et ½ de sieste. Le feu s’est arrêté pil poil à la bordure de notre chemin de randonnée, alors qu’à l’allée nous avions sur notre droite une forêt bien dense nous avons au retour un tas de cendre sur notre gauche…

lundi 24 novembre : je ne sens plus mes jambes…

Ah oui j’oubliais que nous avons quand même un peu travaillé pendant ces qqs jours à Morogoro, nous avons trier toutes nos données (les cours de l’ENSAIA nous servent enfin, merci Mr Leroux…) et commencé à rédiger notre rapport, un sacré boulot nous attend et le plus gros du travail va être de l’écrire en anglais…

 

Par cath_et_melin
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Jeudi 30 octobre 2008

« oulala » (expression qu’ils s’amusent à répéter après nous) ou notre journée dans un village Masai…

 

Samedi Samuel et Jonathan nous ont invitées à déjeuner, et en sont venus à nous inviter dans leur village. Au départ, toujours un peu méfiantes, on refuse gentiment, ou plutôt on repousse l’invitation.

On rencontre leur frère (oui parce que les Masais sont tous plus ou moins frères, de père, de mère, parfois les deux, parfois on ne comprend pas vraiment pourquoi, mais ils sont frères!) Edward qui rentre de Suisse, où il était pour un meeting international, qu’il nous raconte. Il est très intéressant et nous dit qu’il a même fait un petit tour par la France, il nous parle du tram, il a bien retenu le terme « prochain arrêt », des distributeurs automatiques de boissons etc. On n’arrive pas vraiment à savoir ce qu’il fait dans la vie, mais après cette rencontre, on se décide à accepter leur invitation à Parakuyo et Twatwatwa (sympa le nom J ), leurs villages…

 

Le lendemain donc (dimanche 26 octobre), ils viennent nous chercher à 2h30, heure tanzanienne (c’est-à-dire 8h30 en heure française, parce qu’ici, la journée commence à 7h, quand le soleil se lève, il est donc 1h pour eux à 7h pour nous…on a compris ça après avoir été réveillées par Samuel un matin à 8h alors qu’on lui avait donné rendez-vous à 14h!)

Direction leur village…en taxi ! Après une bonne heure de route, on arrive dans un lieu paumé de chez paumé, Parakuyo. Bon, en fait, on croit que c’est paumé, mais il y a quand même l’eau et l’électricité (enfin pas aujourd’hui, là, c’est en panne !)

On devient un peu l’attraction pour les enfants,
très attirés par mon bracelet, entre autre (qui n’est pas un bracelet masai) et qui nous dévisagent. Hormis ça, l’accueil est plutôt sympathique, on rencontre quelques personnes, on boit du thé au lait et on mange des chapatis (espèce de crêpes faites avec de la farine et de l’huile, très bons avec du sucre) c’est notre premier repas de la journée, on se dit déjà qu’on va être malade en rentrant, soit à cause de l’eau, soit à cause du lait.

Pendant ce temps là, la messe a lieu dans l’église du village. Nos Masais veulent nous y emmener et n’arrête pas de nous demander si on veut prendre des photos, mais nous, on ne veut absolument pas passer pour des touristes et on refuse, mais on va à la messe. Et là, on s’en prend plein la vue ! Les Masais sont groupés : les femmes d’un côté , les hommes d’un autre, et les enfants sont aussi partagés en trois groupes différents. Chacun leur tour les groupes dansent (les enfants), c’est fascinant et magnifique. On se dit que si les messes étaient comme ça chez nous, beaucoup plus de monde irait à l’église ! Entre temps Jonathan prend appareil photo et caméra et se ballade dans l’église, ce qui n’a pas l’air de déranger qui que ce soit d’ailleurs. On se retrouve donc avec plein de photos, des films (et ma caméra qui a bugué à la fin d’un film trop chouette et qui l’a effacé…Grrrrrr)

 

 

Ensuite, on part direction Twatwatwa en moto. Emeline est derrière Samuel, moi je suis derrière un autre masai et…devant Jonathan ! Prise en sandwich entre deux Masais, sans casque, au fin fond de la brousse tanzanienne, sur des chemins plus ou moins sûrs, c’est pas qu’on n’est pas rassuré mais…en fait on est morte de peur ! Mais bon, tout se passe bien à l’aller comme au retour, mise à part une branche qui m’a à peine écorché le pied, mais comme ça a saigné, ils étaient tout désolés !

Arrivées à Twatwatwa, on comprend que Parakuyo était pas si paumé que ça, là on découvre des petites maisons dispersées un peu partout, faites de bois et de terre, petites et sombres avec à l’intérieur…rien ! Enfin, rien hormis un ou deux lits faits de paille recouverte d’une peau, voire éventuellement une petite table et un banc (=comprendre : des planches de bois surélevées  !) Et là, évidemment, pas d’électricité, juste un point d’eau. Les toilettes, c’est 4 taules autour d’un trou, bouché par une planche.

On est invité par la mère de Jonathan à manger, du riz avec heu avec quoi d’ailleurs…on sait pas trop, une sauce, bref, c’est très bon, même si on n’avait pas vraiment faim…A la fin du repas on n’en peux plus !

Tout le monde est très accueillant, et tous veulent prendre des photos (qui a dit que les Masais n’aimaient pas les photos ?!)

Jonathan nous fait visiter tout le village, de l’église à l’école en passant par sa maison et l’endroit où est enterré son père, l’étang (qui sert aux bêtes) et le château d’eau (très important apparemment !) etc etc On s’arrête de nombreuses fois, il y a toujours quelques enfants pour nous apporter un tabouret ou une rabane pour s’asseoir, on a droit à des photos à chaque fois (à la fin de la journée, environ 90 ont été prises !), les filles adorent toucher nos cheveux, faut dire que elles, elles ont la boule à zéro… On goûte aussi du miel, très bon, mais vu la tête qu’il avait on se dit que si c’est pas le lait du matin qui nous rendra malade, ce sera le miel. Bien sûr durant notre ballade, on croise de nombreuses chèvres, poules, ânes et autres chiens ou vaches. Et aussi, on a soif, très soif...Notre bouteille d’eau est dans le sac d’Emeline, or le sac est resté dans la maison de Jonathan, et on n’ose pas boire l’eau du puits. J’avoue, lors de notre deuxième repas (ugali et épinard, à 16h, autant dire qu’on n’avait pas faim du tout, et on ne peut pas dire que l’ugali soit ce qu’il y a de plus léger !) j’ai failli craquer en voyant la carafe d’eau à côté de moi…Emeline a eu vite fait de me parler des vilains parasites qui pourraient décider de s’installer dans mon ventre, du coup je me retiens ! On partage donc notre deuxième repas avec quelques jeunes filles, dont la sœur de Samuel, Emeline se fait mettre des chevillières (en perles), moi j’ai déjà eu le droit à mon bracelet un peu plus tôt. (On ne peut évidemment plus les quitter, heureusement que c’est joli !) et les filles nous offrent aussi des colliers. C’est à ce moment là qu’on rencontre le Babou, leur grand-père, d’après ce qu’on a compris, (et ses deux femmes !) qui donne à Emeline son contact pour qu’elle le donne à son père. On le soupçonne de vouloir négocier la dot, oui parce que je vous ai pas dit, Emeline va se marier avec Samuel J Bon, la réalité, c’est qu’il est amoureux et malheureux parce qu’Emeline est mariée (si si) et qu’elle aime son mari en France. Et voilà, un cœur de Masai de brisé…snif

Ah oui j’allais oublier une petite anecdote : on voit un truc rose derrière l’oreille d’un petit enfant masai, intriguées, on demande à Jonathan ce que c’est, il nous répond « Buble gum », et là l’enfant décolle son chew gum de derrière l’oreille et le remet dans sa bouche… lol !

 

De retour à Parakuyo, on rencontre un autre de leur frère (oui, étonnant, vous me direz !) Philimon, très beau (oui, lui aussi, parce qu’il faut savoir qu’en règle général, chez les Masais, autant les femmes sont plutôt laides, autant les hommes sont magnifiques) qui veut lui aussi sa photo, bien sûr ! 

La journée s’achève déjà, mais il n’y a apparemment plus de bus pour rentrer. Qu’à cela ne tienne, on va au bord de la route pour attendre…on sait pas trop ce qu’on attend, mais imaginez une route complètement perdue au fin fond de la brousse, des voitures, des cars ou des camions, il doit en passer un par heure, pas plus…La nuit tombe, on s’imagine devoir dormir sur la paille d’un lit Masai ! On passe le temps en jouant avec eux le jeu qu’on a appris la veille avec Edward, et on finit par leur apprendre « trois p’tits chats » c’est terrible, ils adorent, ils chantent même avec nous !!

On a bien attendu comme ça une bonne heure, peut-être même plus, le premier camion qui passe n’a pas de place pour nous, arrive plus tard, bien plus tard (!) un 4x4 à l’arrière duquel on s’entasse, Samuel Jonathan Emeline et moi, à part le fait qu’on était tout serré, c’était le grand luxe, climatisation etc, conduit par un Indien, qui avait l’air bien riche…On se dit qu’on a bien de la chance qu’il se soit arrêté !

En partant on est invité à revenir le week-end prochain, et Philimon nous dit qu’ils tueront une chèvre pour l’occasion (wahou !)

 

Bilan de la journée, on est d’accord toutes les deux pour dire que c’était notre plus belle journée depuis qu’on est ici, qu’on en a pris plein la vue et qu’on a une chance incroyable d’avoir vu tout ça (et d’en avoir ramené plein de photos et de films en plus) On découvre une population tout à fait à part, des gens fiers mais extrêmement accueillants et généreux, riches mais qui veulent à tout prix conserver leurs traditions de vie. Et on n’a même pas été malades en rentrant !!

On a même essayé d’apprendre quelques mots Masai (ils ont leur propre langue) beaucoup plus compliqué à prononcer que le swahili à notre goût, mais ça a du leur faire plaisir..

Philimon nous a demandé si on avait assisté à des cérémonies, autre que la messe. On lui  a dit que non, alors on espère pouvoir le faire un jour, du coup (qui sait, peut-être le mariage d’Emeline niak niak niak) ça doit être terrible…

Et que ce soit dans leur village ou en ville à Morogoro, ils jouent les protecteurs avec nous. Du fait qu’ils soient Masais et nous blanches, on est toujours dévisagé dans la rue (les Masais ne sont pas forcément appréciés par les Tanzaniens, mais surtout la plupart du temps, ils sont craints, car impressionnants, alors que finalement ils sont tout ce qu’il y a de plus pacifique) mais on a l’impression qu’avec eux il pourra jamais rien nous arriver !

Lorsqu’on a dit à la Guest House qu’on allait le lendemain dans un village Masai tout le monde s’est inquiété et Faustiny (le prof de karaté d’Emeline) nous disait de ne pas y aller parce que c’était dangereux. (C’était trop touchant d’ailleurs, à quel point il était inquiet pour nous !) Au final, on a quand même réussi à les rassurer un peu, mais il a fallu qu’on laisse tous les numéros de portables qu’on avait (les notres, ceux de Samuel, Jonathan, Edward) les noms des villages où on allait etc etc et tous voulaient que Rockson parle avec eux avant qu’on parte. On a même du appeler Alex à midi pour dire que tout allait bien, et lui nous a rappelé en fin d’aprem pour nous demander quand on rentrait.

Avec tout ça, on avait un peu l’impression qu’ils imaginaient qu’on allait connaître l’enfer là-bas (finalement, c’est vrai qu’on partait vraiment à l’aventure !) mais nous, les connaissant depuis quelques temps déjà, on leur faisait confiance. Et Rockson nous a volontiers laissé partir après avoir discuté un peu avec eux.

En fait, les Tanzaniens ont peur des Masais parce qu’ils ne les connaissent pas, et j’imagine que de les voir en habits traditionnels dans les rues, avec leurs armes à la ceinture, ça ne doit pas être rassurant pour eux !

Par cath_et_melin
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Jeudi 30 octobre 2008

Salut tout le monde !

Alors la semaine qui a suivi notre sortie en brousse se résume très rapidement : nous n’avons rien fait. C’était à mourir d’ennui. Donc ayant marre de rester à ne rien faire à morogoro nous avons décidé la semaine suivante de prendre une semaine de vacances sur les plages de l’océan indien.

 

Lundi 20 octobre :

 

On prend notre sac à dos avec l’essentiel : maillot de bain, et « petit futé », on va dire au bureau qu’on ne sera pas là de la semaine, il n’y a aucun problème, et direction la station de bus terminale. Ce coup-ci à la station de bus on ne se laisse pas arnaquer et up c’est parti pour Dar es Salaam. Après 3h de bus, et un trajet en dala dala nous voilà dans le centre ville de Dar es Salaam, on boit un Fanta dans un boui boui (pas très clean) car il fait une chaleur intenable et nos sacs commencent à peser lourd…après avoir feuilleté le « petit futé » dans le bus on avait trouvé une Guest House sympa et pas trop chère. Donc on se préparait à y aller mais avant on passe un petit coup de fil à Raph et Lucas au cas où par chance ils soient encore dans les parages. Et quelle surprise ils sont dans la Guest House où on voulait aller. On les rejoint donc et passons la soirée avec eux, ça fait vraiment plaisir de les revoir.

 

Mardi 21 octobre :

 

Raph et Lucas s’en vont tôt pour Arusha (dommage… on aurait bien passé qqs jours avec eux) et nous on part pour le marché aux poissons (il paraît qu’il faut le voir). Il est 8h du mat et la chaleur est déjà écrasante. On se rend à pied au marché, on ne l’aperçoit pas encore mais l’odeur nous indique qu’on ne doit pas être très loin… Arrivées là-bas, pleins d’étalages avec thons, poissons bleus, rouges, crevettes, poulpes… les poissonniers sont très sympas et nous parlent de leurs poissons, mais bon je n’ai pas retenu les noms swahili des poissons. On s’aventure dans un endroit où les bateaux des pêcheurs semblent débarquer mais un Tanzanien nous ramène vite à l’extérieur de cette zone, apparemment c’est pas très sûr comme endroit (d’ailleurs plus tard, sur l’île de kikamboni on nous conseillera également de ne pas aller se baigner ver la zone des pêcheurs, apparemment les pêcheurs sont « à éviter »).

Après cette petite visite du marché, nous prenons un bateau pour aller sur l’île de Kikamboni, située juste en face à 500 m. On pensait que c’était une île où il n’y avait pas grand-chose mais finalement le bateau qu’on prend est blindé de monde et de voitures. Il s’avère qu’en fait cette île est très active, beaucoup de gens vont y travailler, y habitent sûrement, il y a même un réseau de dala dala. Après 15 min de bateau on débarque ne sachant pas trop où aller, on avait repéré sur le petit futé un hôtel sympa mais le nom indiqué par le petit futé était faux donc on a galéré un petit bout de temps avant de trouver l’hôtel. Mais bon après avoir marché pas mal de temps le long de la route on a fini par trouver. C’est un endroit super mignon situé sur la plage, c’est pas très cher mais bon c’est vrai que la chambre était assez sommaire dirons nous, le « linge » de lit n’était pas très clean et ne parlons pas de la moustiquaire, on a préféré ne pas la mettre…mais bon le cadre fait rêver : mer turquoise super chaude, palmier, chaleur, sable blanc (bon j’avoue il y avait qqs algues sur la plage…). Du coup, on a bien profité de cette plage et cette mer toute la journée. Dans l’après midi on est allé manger dans un petit restau à côté sur la plage, après on a pris le dala dala sans trop savoir où on allait, on s’est arrêté dans un petit village et on s’est balladé. On a eu une petite frayeur quand on voyait la nuit tomber et toujours pas de dala dala arriver pour nous ramener, mais finalement y en a un qui a quand même fini par arriver. Le soir on s’est bu une bière au bord de la mer puis dodo.

 

Mercredi 22 octobre :

 

Le matin on se baigne une dernière fois puis retour pour Dar es Salaam. De toute manière à 10h on se fait gentiment virer de la chambre. On retourne à la Guest House où on était avec Lucas et Raph, la chaleur est une fois de plus écrasante, on fait une bonne sieste l’après midi puis on va à l’alliance française voir si on peut lire des magazines français… évidemment on s’y rend le seul jour de la semaine où la bibliothèque est fermée. On va donc boire un coup au bar qui lui est ouvert. On y rencontre un tanzanien qui suit des cours de français, il était super content de parler français avec nous, il s’est installé à notre table et nous a demandé de l’écouter lire son bouquin français et de le corriger… son bouquin était « Martine »…lol.

Sur le chemin du retour vers la Guest House on rencontre un musicien tanzanien qui a beaucoup rigolé de ma maladresse (et oui j’ai fait tomber ma bouteille d’eau  deux fois d’affiler…), finalement on l’a invité à boire une bière, c’était très sympa, on a bien rigolé avec lui. A la fin il nous a déballé en pleine rue tous les trucs qu’il vendait (ils perdent pas le nord ces tanzaniens…), on lui a acheté un CD et un batique chacune en passant pas mal de temps à négocier, et je crois qu’on a réussi à avoir un bon prix.

Le soir on veut retourner au resto où on était allé avec Raph et Lucas. On a tourné pendant une heure dans la ville, à la fin désespérée on était prête à aller dans n’importe quel truc mais à 21h30 tous les bouibouis sont fermés… on a fini dans notre lit le ventre vide L. Mais bon cette petite virée nous a fait rencontrer des gens sympas dans la rue, on a goûté pour la 1ère fos de la canne à sucre fraîche, c’est succulent et puis c’est marrant, on mâche un bâton qu’on recrache ensuite.

 

Jeudi 23 octobre : Départ pour l’île de Bongoyo

 

Après avoir pas mal galéré pour arriver au slipway, endroit où on prend le bateau pour aller sur l’île,  on embarque enfin sur un petit bateau qui nous amène sur l’île, avec nous un couple un peu bizarre avec leur petite fille, et trois allemandes. Après ½ heure de bateau on arrive sur une petite île paradisiaque, ce coup-ci pas de réseau de dala dala, pas d’hôtels où dormir, pas de route, juste des petits chemins pour se balader et des plages de sables fins. On loue un parasol car le soleil est juste brûlant, le matin on prend masque et tuba et on part à la rencontre des poissons. Puis en revenant de cette petite expédition marine d’1h et demi on mange un crabe avec des frites : il nous amène un crabe entier avec un couteau et une fourchette… euh on commence par les frites le temps de réfléchir à comment on va pouvoir manger ce crabe, ils voient bien notre détresse face à ce crabe et viennent nous le « casser en morceau ». Ce repas nous aura pris quand même un bon bout de temps car mine de rien c’est long à manger un crabe…

L’aprem a été consacré à farniente sur la plage et baignade.

16h30 retour vers la réalité…

 

Vendredi 24 octobre :

 

Retour à Morogoro… snif ! fini les plages de sable fin…

 

Samedi 25 octobre :

 

Nous passons la journée avec des amis masais, Samuel et Jonathan, c’était très sympa, ils nous ont appris des jeux, on s’est montré tout ce qu’on pouvait faire avec notre corps : bouger les narines, les oreilles, lever juste un sourcil, plier juste une phalange… c’était à celui qui savait faire le plus de trucs… c’est fou il leur en faut vraiment très peu pour s’amuser. On a eu le droit à des cadeaux : des bijoux masais. Journée très sympa. Le lendemain nous sommes invitées dans leur village…

Par cath_et_melin
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