7éme newsletter

Publié le par cath_et_melin

7ème Newsletter de Tanzanie

 

 

Nous sommes reparties le 25 novembre, et nous voilà de nouveau de retour à Morogoro, donc voilà un peu le récit de ces deux dernières semaines.

 

Du mardi 25 novembre au lundi 1er décembre : semaine Arusha avec Raphaël et Lucas

Petite semaine très sympa, déjà parce que ça fait super plaisir de revoir Raph et Lucas, et en plus Arusha est une ville très sympa, il n’y fait pas trop chaud contrairement à Morogoro, il est donc possible de se balader la journée, et comme c’est une ville très touristique il y a pleins de trucs pour les mzungus (=européens en swahili), j’ai donc pu manger ma première part de gâteau au chocolat depuis trois mois, et puis il y a pleins de jeunes mzungus qu’on retrouve dans les bars à mzungus, c’est comme si on reliait un peu avec l’Europe ici. Evidemment l’inconvénient comme c’est très touristique, c’est qu’on ne peut pas marcher 2s dans la rue sans avoir 36 000 tanzaniens qui vous collent au bask pour vous vendre quelque chose ou pour que vous alliez voir leurs boutiques, mais bon du coup ça fait progresser notre swahili…

 

Alors les grands évènements de la semaine sont :

 

-          jeudi 27 novembre : une horrible tragédie : la mort de Colette la chèvre

Je vais vous raconter la triste histoire de Colette, diminutif de Côtelette  (je vous laisse imaginer ce qu’il a pu lui arriver…)

Début d’aprem, nous partons tous les 4 quatre sur le marché aux bestiaux, là où tous les masais viennent acheter et vendre leur bétail. Arrivés là bas, tout le monde nous saute dessus, on se dirige vers le coin des chèvres, on cherche une chèvre ni trop grosse ni trop maigre, et nous tombons sur une petite chèvre marron parfaite pour un méchoui. Raph réussit à la négocier pour 30 000 tsh et nous repartons avec notre chèvre en laisse. Nous avons marché plus d’une heure et demi avec colette pour retourner en ville, durant le trajet nous faisons bien marrer les tanzaniens qui étaient surpris de voir des mzungus avec une chèvre, mais pour finir le trajet on décide de prendre un taxi, celui-ci ne voit aucun inconvénient à ce qu’on ait une chèvre et la met dans le coffre. On arrive alors au camping où Raph et Lucas avait déjà séjourné et où ils connaissent donc du monde. On laisse colette profiter de ses derniers brins d’herbes, pendant ce temps un religieux musulman prépare un tapis de feuilles de bananes pour la « cérémonie » (et oui il fallait que ce soit un religieux musulman qui égorge la chèvre sinon personne d’autres que nous n’en aurait mangé, et une chèvre entière à quatre c’est dur…). Après que Colette ait accompli son dernier acte de bravoure, foncer tête baissée contre le chien du camping, elle est emmenée vers son triste destin, ils lui attachent les pattes et le religieux (qui n’est en fin de compte que le petit épicier du coin) fait ce qu’il a à faire en récitant une prière. Moi je préfère m’écarter de la scène et m’occuper du chien… Voilà après dépeçage, découpe, et cuisson au feu de bois nous sommes 7 à venir à bout de Colette en fin de soirée, et la chèvre c’est pas mauvais mine de rien… un truc à lancer en France peut-être…

 

 

-         samedi 29 novembre : soirée « Beaujolais nouveau » organisée par l’Alliance française dans un hôtel de luxe.

Au programme : groupes de musiques et surtout fromages et vins français. Raph a réussi à nous négocier les places à 25 000 Tsh au lieu de 45 000 Tsh on ne peut donc sous aucun prétexte louper cette soirée, ça fait trois mois que je suis en manque de bons fromages (ici le seul fromage qu’on trouve c’est du gouda qui coûte la peau des fesses, donc je l’ai jamais testé, et de la « nouvelle vache » similaire à la « vache qui rit »).  On était pratiquement les seuls étudiants de la soirée (il y avait juste 3 autres étudiants en droit qui venaient du Québec et qui étaient arrivés la veille, ils restaient une semaine pour participer à la défense d’un mec accusé de génocide), et tout le monde avait sorti la tenue classe, sauf nous, on n’en a pas de toute manière… Donc on s’est installé à une table du fond avec les autres étudiants et là on a cru rêver en voyant le buffet, plus d’une dizaine de fromages importés de France, avec des salades et de la charcuterie à foison et du Beaujolais nouveau à volonté (open beaujolais nouveau !). On s’est précipité sur le buffet dès qu’il a ouvert, s’est rempli les assiettes à ras bord et nous sommes retournés nous asseoir et là et là une véritable explosion s’est produit pour nos papilles, un bonheur tellement intense en savourant ces fromages, vous ne pouvez pas vous imaginer… Je crois que l’expression « on s’est pété le bide » est bien appropriée pour cette soirée ! Et le bouquet c’est qu’on a réussi à la fin de la soirée à repartir avec une terrine remplie de fromage et de charcuterie, je crois que les organisateurs ont eu pitié de nous en nous voyant dévoré tout sur notre passage…    

 

Voilà cette semaine nous trions nos résultats et préparons un petit meeting avec l’équipe de l’ONG pour leur présenter notre travail. Mon père arrive en Tanzanie vendredi et reste presque qu’un mois, donc ça va être tourisme avec lui jusqu’à début janvier, puis boulot à fond quand il sera parti pour rédiger notre rapport.

 

On vous embrasse tous. Et aux césuriens qui vont bientôt finir leur première partie profitez bien du temps qu’il vous reste.

Les tanzaniennes

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