Article sans titre

Publié le par cath_et_melin

 

Voilà un moment qu’il n’y avait eu de Newsletter car cela faisait deux semaines que nous étions parties dans un village complètement paumé, Magoma, et donc pas d’accès à internet.

Nous sommes parties le mercredi 4 novembre (et oui nous étions quand même restées pour fêter les 30 ans d’Alex le lundi soir, le mardi on s’est pris une journée de repos pour récupérer de l’anniversaire, ce qui a porté notre départ au mercredi).

 

Notre travail : Nous nous sommes donc rendues à Magoma, un village paumé que même les tanzaniens de Morogoro ne connaissent pas, il est situé au Nord Est de la Tanzanie à 35 km  de Korogwe pour ceux qui veulent regarder sur une carte. Le but de séjour de deux semaines est d’étudier l’impact socio-économique de l’installation de la pompe dans ce village. En effet ce village possède une quinzaine de pompes qui servent à 82 agriculteurs. Notre travail de terrain consiste donc à interviewer un maximum d’agriculteurs en suivant un questionnaire que nous avons mis en place durant notre travail à Morogoro en octobre.

 

Pour cela nous avons été accueilli très chaleureusement par World Vision, une grosse ONG partenaire de W-3-W (l’ONG pour laquelle on travaille). Elle nous a prêté un logement, les cuisinières de l’ONG nous faisait à manger (on en pouvait plus à la fin car la nourriture était super grasse…), elle a mis à notre disposition un traducteur (swahili-anglais car les fermiers ne parlent pas l’anglais), un nouveau membre de l’ONG, William, très sympa, avec qui on a bien rigolé… L’équipe est très sympa, jeune, dynamique, et…efficace, ce qui est assez étonnant pour des tanzaniens, on avait pas l’habitude, avant de venir on s’était dit que si on voulait que notre travail avance il faudrait sûrement les secouer un peu. Mais en fait ils ont été très efficaces, ils nous ont fait venir tous les jours un ou deux groupes de trois (ou deux) fermiers au bureau de l’ONG. On a ainsi rencontré plus de fermiers que ce que l’on espérait…

Nos interviews nous prenaient maximum 4h par jour auquel on pouvait ajouter parfois 2h d’attente et le village de Magoma étant tout simplement un village où il n’y a strictement rien à part des maisons en espèce de terre cuite, des vaches, des chèvres et des poules, et bien autant dire qu’on se faisait royalement c…. quand on avait fini notre boulot, surtout que certains jours on ne travaillait que le matin. Nous n’avons jamais autant joué au rami de notre vie… Mais le pire c’est quand on avait rien à faire, qu’il n’y avait pas d’électricité (= pas de ventilateurs), qu’il faisait une chaleur insoutenable et que l’eau coulait marron.

 

Nos week-end : Heureusement on ne passait pas nos we à Magoma, de toute manière tous les membres de l’équipe retournaient chez eux (à Korogwe).

Le 1er we nous avons été à Lushoto avec John (un technicien de W3W qui est basé à Korogwe). Lushoto est une petite ville située au Nord de Korogwe, que les Tanzaniens appellent la ville européenne car le climat est frais, et il y a beaucoup de verdure (ça se situe dans les montagnes), les européens qui viennent en Tanzanie aiment beaucoup y séjourner. Nous n’y sommes pas restées très longtemps car sans véhicule tous les trucs intéressants sont assez loins et c’est surtout des randonnées qui demandent d’y séjourner plusieurs jours… On s’est donc contentée d’aller dans un couvent de sœurs où elles y vendaient…du fromage, du vin, et de la confiture. C’était un endroit très sympa, où en tant que bonnes françaises nous avons acheté du fromage et du vin (bon d’accord c’est du vin de banane et du rosella wine, mais bon on fait avec ce qu’on a…), et en tant que bonnes gourmandes nous avons acheté de la confiture. Nous sommes ensuite revenues à Korogwe. Le dimanche, on a attendu un bus pendant 4h pour retourner à Magoma où l’on a fini la journée en faisant des mots croisés… SUPER journée !!

Le 2nd we a été bien plus rempli et bien plus intéressant :

Nous avons pris le bus de 6h du matin avec William direction Tanga. Nous avons fait une 1ère halte Bagamoyo pour visiter une usine de sisal dans laquelle William travaillait avant. Nous avons eu une visite guidée par le manager et ainsi découvert comment à partir des feuilles du sisal on pouvait faire des cordes, des tapis, des sacs, des sets de table… c’est fou ce qu’on peut faire avec une feuille…

Après la visite de l’usine un chauffeur de celle-ci nous a amené à Tanga où nous avons posé nos affaires chez William. Puis nous avons pris un dala-dala direction les grottes d’Amboni, celui-ci nous arrête au bord de la route à 3kms des grottes. William par un copain à lui (un masai pas très classe d’ailleurs pour un masai…) nous fait avoir deux vélos, on parcourt donc les 3 kms restant catherine derrière le masai et moi derrière William. On arrive enfin aux grottes, la visite est assez marrante car ils ont imaginé plein de figures dans la roche érodée par l’eau (la vierge Marie, la statue de la liberté, un poisson, des traces de pas géantes…), on y voit également de grandes stalagmites et stalactites et ça grouille de chauve-souris au dessus de nos têtes. Après la visite des grottes nous repartons pour Tanga même visité Tanga Fresh, une usine de lait. C’est une petite usine où ils fabriquent de la mozzarella, de la crème fraîche, du lait frais, une espèce d’huile, des yahourts… On a pas mal discuté avec le manager qui a fait ses études en Hollande, et nous avons bu du lait frais…trop bon.

Puis vers 19h nous retournons chez William, une maison où toute la famille vit, parents, sœurs, frères, enfants (les siens, ceux de ses sœurs…). Nous avons été très bien accueilli, c’était notre 1ère nuit chez « l’habitant ». Alors il n’ y a pas de cuisine (ils cuisinent dehors, font chauffer leurs casseroles au dessus de charbons sur le sol) ni de salle de bain, les toilettes sont deux sortes de pièces en béton situées dehors avec juste deux trous au milieu, évidemment il n’y a pas de papier, juste un seau d’eau. Le soir on nous demande si on veut se doucher, on accepte volontiers étant donné la journée chargée qu’on avait eu et la chaleur qu’il avait fait. Quelques instants plus tard on nous annonce que le bain est prêt, on se dit ah cool on va prendre un bain, on demande où est la salle de bain, on nous montre les toilettes : en réalité le « bain » se prend au dessus du trou des toilettes avec un seau d’eau et du savon, on a même de la compagnie, une vingtaine d’énormes cafards qui courent le long des murs…

 

Le dimanche on part se baigner avec william et son frère, l’eau est tellement chaude qu’on a l’impression qu’il fait plus chaud dehors, le sol est vaseux et la plage pas très clean, on est loin de notre plage paradisiaque de Bongoyo… mais ça fait quand même du bien et c’est marrant d’apprendre à nager à un tanzanien.

L’après-midi : retour Korogwe  puis Magoma le lundi matin car nous avons loupé le bus du dimanche après-midi pour Magoma.

 

Nous avons continué à interroger des agriculteurs lundi et mardi et sommes parties mercredi matin. Mercredi soir nous étions de retour à Morogoro. Ca fait du bien de retrouver son ordinateur (parce que le rami et les mots croisés ça va 5 min), internet, la guest house…

 

Nos quelques jours à Morogoro : oui je dis qqs jours car nous repartons demain (mardi 25 novembre) pour Arusha voir Lukas et Raphaël puis nous allons à Magoma la semaine d’après pour finir notre étude.

Donc durant ces 5 jours : j’ai appris à Catherine à jongler, elles s’en sort très bien et jongle maintenant presque comme une pro… Alex a encore un peu d’entraînement à faire.

Le dimanche 23 novembre, nous avons fait une rando avec Alex et Fostini dans les montagnes d’à côté. Nous avons monté pendant environ 2h30 jusqu’à un endroit très sympa appelé le Morning side. Là-bas nous avons fait une petite sieste et mangé les bananes que nous avons acheté en chemin un fermier que l’on a croisé. Et après un gros boum au niveau d’un poteau électrique on vit dans la forêt qu’on venait juste de traverser un incendie se déclarer… oups comment va-t-on faire pour revenir ? C’est fou la vitesse à laquelle il s’est propagé, mais bon apparemment personne ne semble paniqué, les paysans que l’on croise le regarde à peine. Nous décidons de redescendre au bout d’1h et ½ de sieste. Le feu s’est arrêté pil poil à la bordure de notre chemin de randonnée, alors qu’à l’allée nous avions sur notre droite une forêt bien dense nous avons au retour un tas de cendre sur notre gauche…

lundi 24 novembre : je ne sens plus mes jambes…

Ah oui j’oubliais que nous avons quand même un peu travaillé pendant ces qqs jours à Morogoro, nous avons trier toutes nos données (les cours de l’ENSAIA nous servent enfin, merci Mr Leroux…) et commencé à rédiger notre rapport, un sacré boulot nous attend et le plus gros du travail va être de l’écrire en anglais…

 

Commenter cet article