Samedi 25 octobre 2008

Bon alors dimanche et lundi 5-6 octobre on a rien fait de spécial.

 

Programme prévu pour la semaine : mardi départ pour Magoma avec un chauffeur, et Yanga le directeur de l’ONG,  là bas on doit rejoindre un technicien de l’ONG (parce que la pompe est implantée dans cette région donc il y a une « usine » de fabrication de pompes à Korogwe, petite ville située à 35 km de Magoma). Puis on est censé vadrouiller dans cette région pendant trois jours (on est censé rentrer jeudi soir), Yanga doit nous présenter à pas mal de monde genre ONG partenaire, ministère de l’Agriculture, district… En effet nous sommes censées retourner seules dans cette région pour y faire l’étude de l’impact socio-économique de la pompe. On était également censé visité l’ « usine » de fabrication de la pompe.

Donc pour situer un peu tout ça : Magoma est un petit village complètement paumé (ça nous ne le savions pas avant d’y aller) situé dans la région de Tanga (qui est la 3ème plus grosse ville de Tanzanie), au Nord Est de la Tanzanie.

 

Donc Mardi 7 octobre : départ à 8h pour Magoma.

 

Après 3h d’autoroute, on arrive à Korogwe où le technicien, John, nous rejoint.

On croit partir pour Magoma. Mais on se rend à un endroit dans Korogwe, sûrement des « bureaux » administratifs, Yanga et John s’arrêtent pour y faire on ne sait pas trop quoi. Catherine, le chauffeur et moi attendons pendant au moins une heure dans la voiture (et ce sera le début d’une très longue série d’attente durant ce voyage…). Puis on reprend la route, on pense se rendre à Magoma mais après 40 km de brousse (c’est pire que les montagnes russes, le chauffeur conduit à fond les ballons dans les chemins de terre et à l’arrière on n’a pas de ceinture, autant dire que ça remue sacrément…) on se retrouve…au bord de l’océan indien ! trop bonne surprise, ils ont fait un détour par Panganie pour nous montrer l’océan indien et nous nous rendrons à Magoma demain en fait. On a donc fait une ballade sur la plage, le cadre est paradisiaque, malheureusement on n’a pas emmené nos maillots de bain et de toute manière la baignade n’était pas prévue… mais bon on a quand même fait tremper les pieds (eau super chaude… !) et d’ailleurs mes baskets et mes chaussettes ont été emportées par une vague…super j’avais qu’une paire de chaussures, c’est le top confort de remettre baskets et chaussettes trempées…

On passe la nuit dans une Guest House, pas chère certes (on dort pour même pas 3€ chacune) mais pas top clean, il faut prendre son courage à deux mains pour affronter la salle de bain mais bon c’est déjà pas mal qu’il y ait un filet d’eau froide qui coule de la « douche », on peut quand même se laver un minimum.

 

Mercredi 8 octobre :

 

Départ à 7h pour Tanga (apparemment Magoma c’est toujours pas pour maintenant, à vrai dire on est un peu largué, on s’est pas trop ce qu’on va faire finalement). Alors en fait Yanga et John doivent aller parler au « ministère de l’agriculture » de l’ONG et de leur projet car ils veulent implanter des pompes à Tanga. Alors on va très vite découvrir que les Tanznaiens ne connaissent pas le concept du rdv. Ils se rendent sur place et s’il y a quelqu’un tant mieux, s’il y a personne soit on revient plus tard, soit on attend… Evidemment il n’y avait pas la personne qu’ils voulaient voir… et puis la Tanzanie c’est grand, alors les villes et les villages ne sont pas les uns à côté des autres et vu l’état des routes, c’est pas 5min qu’il faut pour naviguer d’une ville à l’autre… bref ils adorent perdre du temps. L’organisation ce n’est vraiment pas leur fort et ce sera confirmé à plusieurs reprises durant ce voyage. On repart donc direction Korogwe pour aller chercher une chambre pour la nuit. Après encore un sacré trajet en brousse (de toute manière durant ce voyage on aura fait que des trajets en brousse, bonjour le mal de dos…) on arrive à Korogwe, on trouve une chambre, un peu plus chère que la nuit précédente mais nettement plus clean. On pose nos affaires et ça y est on part enfin à Magoma. Sur le chemin on comprend pas tout mais on s’arrête sur le bord de la route, au niveau d’un école. Et là des dizaines d’enfants se mettent à courir vers le bord de la route et attendent quelque chose. On descend de la voiture et on attend nous aussi, quoi, on ne sait pas… mais en tout cas on deviendra très vite l’attraction du coin, des dizaines de petits yeux nous encerclent et nous fixent… très à l’aise comme situation… au bout d’1/4 d’heure, plusieurs 4*4 se suivent avec des militaires dedans, et le dernier a une espèce de torche enflammée à l’arrière avec des militaires qui portent des masques à gaz… on s’est alors dit « ah ça y est il y a une attaque terroriste, ils ont disséminé un virus »… lol ! Non en fait tout ça pour une petite flamme… et tous ces enfants attendaient « cette flamme olympique ». Ca y est ils rentrent tous en classe et nous reprenons la route.

On arrive enfin à Magoma, c’est un tout petit village, où il n’y a rien et qui est perdu au milieu de nulle part… On va voir un mec qui travaille avec l’ONG World Vision, une ONG partenaire de la nôtre. On se présente, Yanga nous arrange tout pour qu’on puisse loger quand on reviendra (ils veulent qu’on reste un mois ici pour faire notre étude…) et c’est parti on va tester le questionnaire qu’on a mis en place pour notre étude. Le mec de WV nous sert de traducteur car les fermiers ne parlent que le swahili. On passe près d’une heure dans les cultures à interroger des fermiers qui utilisent la pompe. On s’aperçoit qu’on a pas mal de choses à modifier dans notre questionnaire… à la fin ils veulent qu’on les prenne en photo et ils nous donnent plein de légumes. Puis Yanga s’en va faire on sait pas quoi avec le mec de WV, nous pendant ce temps on attend sur le bord de la route qu’il revienne, John et un fermier sont restés avec nous, on fait la conversation, et John me demande si c’est vrai qu’il y a comme une grosse bulle de verre qui recouvre Paris pour ne pas qu’il y pleuve...Au bout d’une heure ils reviennent et on est reparti pour notre chambre à Korogwe. A 18h on est dans notre chambre jusqu’au lendemain matin, il n’y a rien à faire, le temps passe vraiment très lentement…

 

Jeudi 9 octobre :

 

Départ à 7h30, on retourne voir le Ministère de l’agriculture à Tanga. Ce coup-ci il y a la personne qu’on veut voir… Alors on s’installe tous autour d’une table, Yanga nous présente puis la conversation se poursuit en swahili, super on comprend rien. Mais bon ça valait le coup d’y être rien que pour voir la super organisation des tanzaniens !!! Alors il faut pas oublier que Yanga s’adresse quand même au gouvernement, on s’attend à ce qu’il ait préparé un minimum de support pour présenter le projet… et bien oui il a bien prévu qqch : il sort un papier tout chiffonné de sa poche sur lequel il y a marqué le programme du projet… mais bon il y en a pas pour tout le monde alors il sort une clé usb de sa poche et demande à un mec du gouvernement s’il peut imprimer plusieurs exemplaires. Et voilà tout le monde a son exemplaire (nous on nous a refilé l’exemplaire tout froissé) ils peuvent commencer. Bon après avoir un peu merdé sur l’organisation, il a quand même l’air de maîtriser ce qu’il dit. Et puis on sent bien qu’il y a qqch qui le chafouine, ça fait plusieurs fois qu’il regarde le ventilateur de manière suspecte…Va-t-il craquer ? Et bien oui au bout de quelques minutes il demande à ce qu’on éteigne le ventilateur. Voilà au bout d’1/2h de blabla auquel on a rien compris tout le monde se sert la main et on repart. On se dit que le gouvernement a vraiment du le prendre pour un guignol mais non apparemment ils ont été convaincu par le projet et acceptent la coopération.

Puis retour à Korogwe où ils nous lâchent dans un resto plutôt luxueux, je ne sais pas ce que eux ils sont allés faire en attendant mais en tout cas nous on a attendu plus de 3h dans ce resto, on a eu le temps de s’en mettre plein la panse. Ils reviennent, on pense qu’on va enfin rentrer chez nous à Morogoro (parce que bon attendre et faire de la voiture ça va bien 5min)… mais bonne surprise au bout de quelques kms ils s’arrêtent dans la ville d’Handeni et cherche une chambre… !!! le retour à Morogoro ne sera malheureusement pas pour aujourd’hui. Et voilà il est 16h30 et on se retrouve encore dans une chambre de Guest House à rien faire… en plus ils nous ont laissé et sont partis on sait pas où… vers 18h on décide quand même de sortir un peu pour acheter de l’eau et manger un peu. On met bien ¼ d’h à faire la seule rue où il y a qqch, des barbecues sont installés sur le bord de la rue, on prend un épis de maïs et quelques mishikaki (petites brochettes de bœuf). Puis retour à la chambre pour une longue soirée… heureusement on s’endort assez vite.

 

Vendredi 10 octobre :

 

Départ 8h, on se rend au district d’Handeni, et évidemment la personne qu’on veut voir n’est pas là… alors on va dans un autre bureau de l’ONG WV qui se trouve à Handeni. Et devinez quoi ?! le directeur n’est pas là, Yanga nous explique qu’il va bientôt arriver, qu’on attend 5-10 min, qu’ ils ont une petite discussion (en fait cette ONG doit acheter des pompes, mais bon en Afrique pour que les choses se fassent, il faut pas relâcher la pression, donc Yanga est juste venu leur dire de ne pas oublier…) et qu’après on repart au district pour voir si la personne est là. On aura finalement attendu 3h le directeur… il nous aura fait signer son programme pour la protection de l’enfance (super on a signé un papier comme quoi on s’engageait à ne pas abuser sexuellement des enfants, respecter leur religion, leur famille, leurs traditions, qu’on ne resterait pas seul avec eux…) et je crois qu’ils n’ont même pas parlé de la pompe, la discussion a bien duré 5min. On a attendu tout ce temps pour ça, c’est à se taper la tête contre les murs…Ah si Yanga aimerait que l’on fasse aussi l’étude socio-économique de ce village…aussi perdu que Magoma.

Bref on retourne au district, ils parlent avec le gars, ils font l’effort de parler en anglais. Il nous présente, explique le principe de l’ONG, de notre travail, si on a besoin d’info sur le village on pourra venir là…Ca dure ¼ d’h, on repart enfin pour Morogoro. Avant on s’arrête boire un coup, manger quelques samousas et déposer John qui retourne à Korogwe.

On ne passe pas par l’autoroute pour le retour, on passe par des chemins de terres à travers la forêt, c’est très sympa, on croise des masaïs avec leur troupeau, on passe à travers des petits villages…

17h30 on est enfin chez nous à Tushikamane Guest House, on s’est aperçu pendant ce voyage qu’elle était vraiment bien cette Guest House…

 

Par cath_et_melin
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Samedi 25 octobre 2008

Le we du 27-28 septembre :

Le dimanche on est allé au Rock garden, c’est une sorte de parc où apparemment les gens se rendent souvent le dimanche mais nous n’avons croisé personne ce dimanche-là… c’est un endroit très sympa, loin d’être comme les parcs de chez nous, c’est encore sauvage, on peut d’ailleurs y voir plein de petits singes qui nous observent, il y a plein d’arbres fruitiers (bananiers, cocotiers, et autres espèces avec des fruits bizarres que l’on ne connaît pas…), il y a une rivière au milieu de cette forêt, avec plein d’énormes rochers qui permettent de marcher au milieu de la rivière tout le long de la ballade. Voilà donc petite ballade très sympa puis nous sommes rentrées à pied, ce qui fait une petite trotte quand même, donc l’après midi a été consacrée à la sieste…

 

Lundi 29 septembre :

Le matin on a continué de faire notre questionnaire pour l’étude socio-économique que l’on va faire à Magoma.

L’aprem on a construit une pompe à irrigation avec Edwin (un membre de l’ONG), ça a été assez folklo, on a fait du ciment à la tanzanienne, graisser des pièces…

 

Mardi 30 septembre : Départ pour notre 1er safari !!

Deux suisses sont arrivés il y a deux jours dans la Guest House : Bernhard (Berny pour les intimes) et Sylvia. Berny a été volontaire dans l’ONG il y a six ans (ce fut le 1er volontaire). Pour partager les frais ils nous proposent de faire le safari avec eux donc voilà mardi Freddy notre chauffeur arrive avec son 4*4 et en route pour le parce de Mikumi. On part ver 16h et on arrive vers 17h30-18h, en approchant du parc on rencontre déjà plein d’animaux sur le bord de la route (girafes, zèbres, gazelles, famille d’éléphants qui traversent la route…), on commence déjà à en prendre plein les mirettes ! Le parc à cette heure-ci est évidemment fermé donc on va dans le village chercher un logement, les suisses prennent un hôtel assez luxieux, nous et le chauffeur partons à la recherche d’un logement plus dans nos moyens. On trouve une petite Guest House très sympa on s’y arrête et Freddy, lui, va chercher encore qqch de moins cher (c’est vrai que c’était pas très avantageux pour qqn de seul car il n’y a que des chambres doubles et donc il aurait payé le même prix que pour nous deux…).

Mais bon les Tanzaniens ne perdent pas le Nord et essaient de nous arnaquer sur le prix de la chambre et du repas (du genre  « oh je peux pas vous rendre la monnaie j’en ai plus », je lui dis c’est pas grave je crois que j’en ai, je vais la chercher, je reviens, elle avait la monnaie dans la main et me la rend… ou du genre au moment de payer le repas du soir la note est un peu allongée, je demande au serveur pourquoi c’est ce prix là alors que sur la carte il y a marqué un prix moins cher, il me répond « ah mais ce sont des vieux prix qu’il y a de marqué ! » il doit vraiment y avoir marqué « PIGEON » sur nos fronts !! Finalement au moment de rendre la monnaie il revient avec le bon montant, il a dû avoir une once de culpabilité à arnaquer deux pauvres petites blanches…).

 

Mercredi 1er octobre :

Levées à 5h45, car Freddy vient nous chercher à 6h20. Bref après avoir récupéré Berny et Sylvia et avoir payé tout ce qu’il fallait pour rentrer dans le parc, le safari commence enfin.  On en a pris tout simplement plein les yeux pendant environ 6h : hippopotames, zèbres, girafes, éléphants, babouins, gnous, buffles, crocodiles, phacochères (c’étaient des pumba tout craché…), gazelles… mais malheureusement pas de lion pour cette fois. Je crois que le plus impressionnant et le plus mignon était les éléphants qui prenaient leur bain dans la grande marre des crocodiles et hippo. Voilà avant de partir petit coca dans la lodge du parc puis retour pour Morogoro.

Mais ce que nous ne savions pas c’est que la journée était loin d’être finie… Le soir Frédéric nous invite à une soirée chez un ami à lui (c’est la fin du ramadan donc ce soir toute la ville fait la fête et demain c’est férier). Alors on a mis pas mal de temps à s’intégrer, ce sont tous des gens assez friqués (dont beaucoup travaillent dans l’industrie du tabac de Morogoro), de toutes les nationalités et nous sommes les plus jeunes. Et chose qui n’arrange rien il faut parler anglais (ah ça devient lourd à force…)!!! Et en plus on est vraiment crevé (on s’est quand même levée à 5h45 !!) Mais bon vers 23h alors qu’on s’apprêtait à partir, un mec est venu nous parler (et il faisait bien attention à nous parler très lentement pour qu’on comprenne bien…) et de fil en aiguille on s’est retrouvé à danser au milieu du salon avec tout le monde, et finalement on ne s’est plus arrêté jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne dans la maison. Alors qu’on allait être les 1ères à partir on s’est retrouvé les dernières à quitter la maison à 4h30. Et puis ils voulaient nous faire plaisir alors ils nous ont mis toutes les chansons françaises qu’ils avaient (du claude françois à la macarena…).

Donc longue mais super journée !

 

Jeudi 2 octobre :

Levées à 12h, puis aprem piscine avec Frédéric.

 

Vendredi 3 octobre :

Le matin on prépare notre sortie de la semaine prochaine : car la semaine prochaine nous partons à Magoma (une région située au Nord Est, à 4-5h de route) avec Peter, il va nous présenter à son réseau (Ministère de l’Agriculture, associations partenaires, techniciens des usines de fabrication des pompes…). On va retourner dans cette région mais seules la prochaine fois pour y faire l’étude socio-économique.

Vers 13h on va manger dans un resto où ils servent de l’Ugali (sorte de pâte à base de maïs) avec des morceaux de bœufs. On attend plus d’une heure et demi avant d’être servi, et c’est là qu’on maudit les tanzaniens et leur lenteur…car malgré tout ça fait plus de 24h qu’on a pas fait un vrai repas. Du coup l’aprem a bien été entamé et elle se finira par une sieste.

 

Samedi 4 octobre :

Levées 5h, Frédéric vient nous chercher à 5h30. Aujourd’hui on part faire une randonnée dans les montagnes d’Uluguru. Après plus de deux heures de route (dont une grosse partie très chaotique, heureusement que Fred a un 4*4…), on arrive dans un petit village où l’on va manger des sortes de crêpes avec un thé. L’ambiance ici est vraiment différente de celle de la ville. On n’imagine pas en voyant ces montagnes de loin qu’autant de gens peuvent y habiter. A 7h tout le monde est déjà au travail : dans la rivière des femmes et des enfants lavent le linge, hommes, femmes, enfants, jeunes , vieux sont dans les champs dans la montagne en train de travailler le sol et de récolter (oui les montagnes sont incroyablement exploitées, c’est fou de voir toutes ces cultures sur un terrain pareil). On voit ici l’Afrique telle qu’on a pu se l’imaginer : femmes en habits traditionnels portant du bois, leur récolte…sur la tête, maison ronde avec briques en terre cuite, toit en chaume… petits enfants trop mignons trop contents quand on leur fait un petit coucou. Une ambiance très particulière (que je n’arrive malheureusement pas bien à vous décrire) et très agréable se dégage de toute cette vie qui s’est organisée dans la montagne. On essaiera de vous mettre des photos sur notre blog.

On commence la randonnée vers 8h30, nous avons deux guides tanzaniens (on n’a pas le droit d’y aller seule, il faut demander un permis…). Après avoir marché un moment à travers les cultures (chou, maïs, pomme de terre, tomtes…) qui étaient en pente assez raide (moi j’en peux déjà plus, Fred m’a même pris mon sac, honte sur moi !) on arrive dans la partie non cultivée: la forêt qui se trouve quand même assez haute car la montagne est cultivée au maximum. On se serait cru dans la forêt vierge, on s’attendait à voir Tarzan débarqué sur une liane d’un moment à l’autre… c’était vraiment très dense et le chemin était très étroit. 11h30 : on arrive enfin au sommet !!! Fred nous trouve un petit coin à l’ombre dans la forêt et on pic- nic. On fait une pause d’une heure puis c’est reparti. La descente est beaucoup moins douloureuse bien qu’on ait failli finir plus d’une fois les fesses par terre ou dans le trou « dont on ne remonte pas parce que c’est profond » (dixit le prof de karaté de Fred). On prend le temps à la descente de prendre des photos. On arrive en bas vers 15h30 : 7h de rando dont 6h de marche, nos jambes n’en peuvent plus…

Voilà puis retour à morogoro, le soir Fred nous invite à une fête mais là ça va pas être possible on n’en peut vraiment plus.

Par cath_et_melin
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Samedi 27 septembre 2008
Mercredi 17 septembre

 On rencontre le directeur de l'ONG, puis nous allons en "ville" avec Rockson (celui qui s'occupe de la GH), tout le monde nous dévisage, on ne passe clairement pas inaperçues. On en profite pour faire quelques achats (carte SIM tanzanienne, carte internet, quelques gâteaux). Mais étant donné le rythme très lent (et c'est un euphémisme) des Tanzaniens cette petite excursion nous aura pris toute l'après midi. Le soir Rockson nous emmène manger dans un boui-boui à côté de la GH, on mange des brochettes et une omelette, très bon, pour même pas 2€.

Jeudi 18 septembre

 Nous passons la journée à la GH à s'occuper comme on peut, on espère qu'on aura bientôt du travail parce que sinon les journées vont être longues... Le soir nous mangeons à la GH, Rokson nous prépare un repas succulent. Nous rencontrons l'autre stagiaire (viennois), Alex qui sera là jusqu'en février. Il est revenu aujourd'hui, il était parti en expédition au Kenya et en Uganda avec Peter.

Vendredi 19 septembre

Nous rencontrons enfin Peter qui est rentré hier. La 1ère chose que nous faisons est d'aller à l'immigration pour avoir un visa en tant que volontaire (parce qu'apparemment ils font le tour des GH et s'ils trouvent quelqu'un qui n'a pas le bon visa c'est direct la prison...). Voilà de retour à la GH, Peter nous retrace l'historique de l'ONG, nous explique un peu où ils en sont dans leur projet... Nous commencerons à travailler que lundi donc en attendant on s'occcupe comme on peut, on espère aller visiter les alentours ce we. Ah oui on oubliait, il n' y a plus d'eau dans la douche donc pour l'instant on se lave avec l'eau du seau...

Samedi 20 septembre

Journée repos, on fait...rien! Le soir on va manger dans un resto avec Alex et Rockson; repas tipiquement tanzanien, un plat commun au milieu de la table, pas de couvert, on mange avec la main droite (facile quand on est gauchère lol) de la viande, des bananes au barbecue (enfin, des trucs qui ont la forme et l'aspact d'une banane, mais au gout de chataigne, ils sont forts ces Tanzaniens!) avec de la sauce (très) piquante, une salade de tomate et un espèce de pain de maïs sans trop de goût que l'on mange en faisant des boulettes dans sa main. Bien copieux, avec ça et une bouteille d'eau, on s'en sort pour...moins de 2€ encore!

En rentrant à la GH, Alex veut s'arréter boire une bière au café. Ici c'est la folie, musique à fond, tout le monde rit, chante, crie et danse-une belle leçon de vie, de ces gens qui ont l'air tellement heureux avec si peu de moyens...- On veut nous faire boire des bières, c'est pas qu'on n'a plus l'habitude mais presque, après un litre chacune (!) on est invitées à danser mdr Ils mettent au moins 10 minutes à réussir à prononcer notre prénom, on pensait que "melin" passerait mieux que Emeline, et finalement, ça se transforme en "Moulin" et "Jacqueline". Finalement "Moulin" reste, et moi je m'en sors avec "Cathwine".

Moulin :) a eu droit à sa déclaration d'amour d'un Tanzanien plutôt entreprenant, alors que je me contente de SMS plus "profonds"(dixit Moulin) de mon prétendant qui me harcèle depuis deux jours. Oui parce qu'ici, on va très vite en besogne, et pour eux ce n'est pas un problème qu'on ait déjà un boyfriend en France (on vous aime :) ) ils veulent quand même bien se marier avec nous. Sinon, aujourd'hui dimanche, toujours pas d'eau, on s'en sort pour l'instant, mais il ne faudrait pas que ça dure trop (pour les initiés, problèmes de TAG...)

Dimanche 21 septembre

 Matinée : on ne fait toujours rien… Et grande surprise, Lukas et Raph nous rejoignent à Morogoro pour trois jours. Ah ça fait du bien de voir des têtes connues et qui parlent français !!! Donc super retrouvailles dans l’après midi, puis le soir on va manger dans un boui boui et on ne s’en sort plus, les tanzaniens veulent nous servir des bières à gogo, ils ne comprennent pas qu’on refuse, obligée d’en prendre une autre… Raph finit plutôt joyeux..

Lundi 22 septembre

 Les garçons vont à leurs rendez vous de leur côté et nous nous retournons à l’immigration pour rechercher nos passeports et visa de travail. Puis visite guidée de la ville et de l’université d’Agronomie par Peter. Puis dans l’aprem on retrouve les garçons, on mange à la guest house, buvons du vin d’Afrique du Sud et apprenons le swahili avec les tanzaniens…

 Mardi 23 septembre

Alors ce jour ne fut pas l’un des meilleurs, c’est un peu la grosse panique à bord : d’abord tous les projets qu’on avait prévu ici tombent à l’eau et on apprend que ce qu’on avait prévu de payer pour le loyer n’était pas pour toutes les deux mais par personne, ce qui double notre budget loyer, oups ça va pas le faire du tout… Il faut à tout prix qu’on parle à Peter de ce problème. Heureusement les garçons sont là, nous soutiennent comme ils peuvent et essaient de chercher avec nous un nouveau projet. Sinon, on a tous les 4 rdv avec le seul français de Morogoro, Frédéric, qui bosse pour l’ONG FERT. On mange avec lui le midi, ça fait du bien de parler à un Français qui connaît bien le coin. A 17h je (Emeline) vais voir une leçon de Karaté avec Alex (le stagiaire viennois vs vs en souvenez). Faustini (un tanzanien qui fait du karaté) vient nous chercher à la GH, je monte sur son porte bagage, alex emprunte le vélo de Rockson et c’est parti pour un trajet qui a semblé duré une éternité pour mes fesses et mes jambes. Mais le voyage valait le coup, on passe dans des petits villages trops mignons (avec bananiers, palmiers, il y aurait eu bcp de photos à prendre mais je n’ose pas encore, ça se fait pas trop) il n’y a évidemment pas de route, et on arrive à un bâtiment devant lequel des enfants jouent au foot. On rentre dans la salle, c’est complètement délabré, par les fenêtres (sans vitres) on peut voir un petit marché couvert avec mille et une épices, légumes, fruits… on ne tardera pas non plus à voir pleins de petites têtes d’enfants dépassées pour regarder notre cours de karaté. Les gens arrivent petit à petit et s’ habille avec un kimono dont on perçoit à peine qu’il est blanc tellement il est sale. Alex et moi étions censés seulement regarder mais finalement ils nous appellent pour qu’on se joigne à eux. Et là j’en ai trop bavé, ils ont un échauffement de malade et en plus il fait super chaud, je suis en nage complète mais bon c’était vraiment super, ils faisaient très attention à ce qu’on faisait, nous replaçaient pour qu’on est les bonnes positions… C’était absolument génial.

Ensuite on est invité à manger chez Fostini (Catherine Raph et Lukas eux sont invités à manger chez Frédéric). Alors je vais pas tout vous raconter en détail mais ce fut l’un de mes meilleurs moments ici : accueil très chaleureux par sa femme et sa petite fille trop mignonne, c’est une petite maison sans électricité, nous mangeons éclairés par des bougies, repas typiquement tanzanien, on mange avec la main droite ah oui j’ oubliais : petite prière en swahili avant le repas. Je galère pour communiquer car je parle pas le swahili (d’ailleurs on va prendre des cours), heureusement alex le parle un peu. Mais Mama joyce (la mère) prend le bouquin d’école de sa fille, s’assied à côté de moi et m’apprend qqs mots…

Mercredi 24 septembre

Les garçons s’en vont super tôt. On propose à Peter le projet qu’on a trouvé avec les garçons, ça va pas, c’est un de leurs partenaires qui s’en occupe… L’aprem on va en « ville » à pied sous une chaleur à crever. On s’arrête boire un coup dans un bar et on s’assoit juste à côté de Massaïs, ils sont super impressionnants avec leur habit traditionnel. Je sors mon appareil photo et là c’est la panique chez les Massaïs, ils ont peur que je les prenne en photo, mais bon je leur fait signe que tout est OK je veux seulement prendre les montagnes en photo. Quand ils s’en vont,il y en a un qui nous fait un grand sourire et ns dit Bye : ouahhhhh on était trop contente (les Massaïs sont un peuple très fier qui ne se mélange pas au reste de la population, ils savent très bien entretenir le mystère). Jeudi 25 septembre : 9h30 : réunion avec tous les membres de l’ONG. Ca dure 4h30, on finit à 14h. On en peut plus mais on a appris plein de trucs, et on trouve enfin du travail, un projet ouf soulagées, (je vais peut être pas tout vous décrire à ce niveau là mais bon si ça vous intéresse il y a pas de pb dites le). Donc fin de la réunion, alex sort des bières de 65 cl, on s’en partage une avec Catherine, le mélange chaleur-fatigue-ventre vide-alcool nous rend plutôt joyeuse. On discute avec les membres, ils sont tous supers sympas. L’aprem on retourne en ville (à la poste).

vendredi 26 septembre 2008

 On continue de bosser sur notre projet. Le midi on mange avec Frédéric pour qu’il nous conseille sur notre projet. Et le soir c’est repas exotique avec lui : pizzeria (!) dans un lieu plutôt branché, et manger une pizza en Tanzanie dans un resto aux déco chinoises, c'est pas donné a tout le monde! C'est même le rendez-vous des internationaux: on y trouve de tout, belges, américains, anglais, sud-africains, asiatiques, canadiens, croates, brésiliens etc etc et même...une parisienne :)

Samedi 27 septembre

Cath se colle aux nouvelles :)
aujourd'hui journée pépére sans boulot. Du coup petit tour en ville par une chaleur étouffante, on souffre lol Petit tour au marché, immense. Des dizaines et des dizaines d'étalages de fruits, légumes et autres poissons ou épices, tous empilés les uns sur les autres, au travers desquels on se faufile. Mais on trouve aussi des habits, quelques bijoux, des tissus, de la viande (voire des organes?! suspendus à des crochets) etc etc impressionnant, mais on ne prend pas de photos pour ne pas passer pour de vilains touristes..

Nous sommes plus tard happées par deux Massaï qui nous demandent notre numéro, et l'un d'eux demande à Moulin si elle est mariée. On a compris le truc, on répond oui, et (normalement) ils ne nous embétent plus. Nous, on trouve que c'est la classe de se faire demander en mariage par un Massaï, mais du coup ça casse un peu le mythe du Massaï inaccessible. Moulin ne compte plus les déclarations d'amour :) et non, je ne suis pas jalouse niak

Connaissez-vous l'histoire du pont peint? C'est l'histoire d'un pont peint (pas pimpon, pont peint...niak non on ne perd pas son sens de l'humour en Tanzanie, ni ses jeux de mots pourris ;) ) donc je disais c'est l'histoire d'un pont peint tous les jours par plein de pots de peinture. Je m'explique: vers chez nous, il y a un pont (le fameux pont peint) qui change de couleur tous les jours depuis 4 jours: 1er jour noir, deuxième jour noir avec bandes blanches horizontales, troisième jour re-noir quatrième jour re-noir avec des bandes, mais obliques...nous, on se dit qu'ils sont fous ces Tanzaniens...
Par cath_et_melin
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Jeudi 18 septembre 2008
Plus tard, il nous emmène manger dans un restaurant hotel plutôt luxueux (classé "confort ou charme" dans le petit futé lol) à 10 ou 15 minutes de marche. Et quand on dit luxueux, c'est qu'un plat de pâtes au pesto coûte 5 000 TSH, soit moins de 3 euros...
Après ce repas apprécié (l'air de rien, on n'avait pas mangé depuis plus de 24heures) retour à la GH et groooos dodo sous la moustiquaire, après s'être aspergées d'anti-moustiques..(ils sont plutôt nombreux, alors qu'il n'y en avait absolument pas à Dar Es Salaam)
Par cath_et_melin
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Jeudi 18 septembre 2008
A la Guest House, bonne nouvelle, on ne nous attendait pas! Peter, notre contact, n'est pas là et n'avait pas prévenu de notre arrivée...Mais pas de problème, le gérant, Rockson, nous montre les chambres, nous fait visiter, tout est bien tenu et chouette, c'est rassurant.
Première prise de l'antipalu, mauvaise idée sans avoir mangé: Emeline est malade, j'ai des nausées jusqu'à ce qu'on mange...

PS: photos à venir, mais connexion trèèèès lente...
Par cath_et_melin
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Jeudi 18 septembre 2008

Arrivées à Dar Es Salaam, un taxi nous emmène à un hôtel, où là, tellement fatiguées, on prend une douche et on se couche sans attendre.

Le lendemain, direction l'ambassade pour se déclarer, puis une station de bus ("Ubungo") où un car doit nous emmener à Morogoro, à 200km de là. Tout ça nous prend du temps, et de l'argent (on se fait largement avoir par les taxis, et même pour le bus :-s ) Après une heure d'attente dans le car en pleine chaleur, il part enfin, pour arriver presque 4 heures aprés à destination. Heureusement la route est goudronnée et d'assez bonne qualité!
On est bien contente de quitter Dar Es Salaam, trop grande pour nous! Tout est très sale, tout le monde s'agite, les Tanzaniens sont des fous du volant, les voitures roulent vite, et les motos se fraient un chemin entre celles-ci, flippant!
Le bus traverse plusieurs petits villages isolés, et de grands étendues d'herbe grillée avec quelques arbres par ci par là, rien d'extraordinaire de ce coté là. Quelques curiosités: des chévres et quelques vaches au bord de la route, beaucoup de gens qui dorment, quelque fois dans les arbres! etc. et surtout beaucoup de pauvreté...(et la terre est rouge "comme la terre de Sienne, qui d'ailleurs..." ;) )
Arrivées à Morogoro, nos têtes de blanches ne passent pas inaperçues, tout le monde se rue sur nous pour nous prendre nos bagages et les taxis se battent presque pour qu'on monte avec eux. Tant bien que mal, on se fraie un chemin, mais nos bagages sont déjà dans le coffre d'un taxi, qui nous mène tant bien que mal à notre destination, le soulagement!

Par cath_et_melin
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Jeudi 18 septembre 2008
Après avoir campé à l'aéroport une petite nuit (remarque pour qui voudra: ne jamais dormir à coté d'un distributeur à café...eh oui, à 5h du matin, tout le monde veut un café!) et enregistrer nos bagages, nous voilà dans l'avion à 7h05, direction Dar Es Salaam, avec une escale à Zurick.
Pour les initiés aux Wriggles, remarquez que notre avion de la Swiss Air n'a pas fait plouf   :)
Plus de 12 heures d'avion, c'est long, alors on s'occupe...
Par cath_et_melin
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Dimanche 14 septembre 2008
H-Pas beaucoup avant le grand départ, les sacs plein à craquer de bombes anti-moustique, moustiquaires et autre choses très utiles (bracelet et porte clé anti-moustique, mini-ventilateur à énergie solaire à clipper sur la casquette (!),etc etc (un grand merci à Toi si tu passes par là ;) ) et accessoirement quelques habits!
Après s'être fait une grosse frayeur avec l'ambassade ("ah non non, on n'a toujours pas reçu votre passeport"quelques jours avant le départ...) tout est au point niveau passeport, vaccins, visa et tout et tout :)
Nous voilà prêtes pour la grande aventure; photos et commentaires à venir, le plus rapidement possible on espère!
Par cath_et_melin
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Mercredi 11 juin 2008

Pour ceux qui seraient là par hasard, une petite présentation s'impose...
Nous sommes deux élèves de l'ENSAIA, partageant la même passion pour le continent africain. C'est après des mois d'effort et de recherches que nous avons été mises en contact avec une ONG suisse opérant en Tanzanie, "W3W", dont la principale activité est d'avoir mis au point une pompe à irrigation, mise à disposition des agriculteurs locaux, afin d'améliorer leurs conditions de travail et leurs rendements.
Ce système étant récent, peu d'études sur les impacts socio-économiques (entre autre) ont été réalisés, ces études ayant pour but d'améliorer ce système. Notre rôle sera donc notamment de nous rendre dans des villages où la pompe a été installée et de comparer divers facteurs avant et aprés la mise en place de cette pompe.
Voilà un bref résumé! Ce blog sera surtout un moyen de faire partager à tous ceux qui le voudront notre aventure, nos découvertes etc etc bref, notre vie 6 mois en Tanzanie :)

Et pour plus de renseignements sur cette pompe et notre ONG: 
http://www.w-3-w.ch 

Par cathetmelin
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